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XIème réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la Diversité Biologique

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source link Entrée en vigueur en décembre 1993, la Convention sur la Diversité Biologique est un traité international pour la conservation de la biodiversité, l’utilisation durable de ses composantes et le partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques. Les 193 parties signataires de la convention se sont engagées à déployer tous les efforts pour éliminer toutes les menaces pesant sur la biodiversité et les écosystèmes, notamment les menaces associées aux changements climatiques, en employant des moyens d’évaluations scientifiques et en développant des outils de mesures. La réduction de la perte de la biodiversité ne pourra se faire que grâce à l’utilisation des bonnes pratiques et à l’application de mesures d’incitation. Le Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques, un traité complémentaire de la convention, vise à protéger la diversité biologique contre les risques potentiels que posent les organismes vivants modifiés issus de la biotechnologie moderne. A ce jour, 164 pays et l’Union Européenne sont signataires de ce Protocole.

réunion de la Conférence 1

Dans sa résolution 65/61 du 20 décembre 2010, l’assemblée générale des Nations Unies a proclamé la période 2011-2020 décennie pour la biodiversité. A cet effet le Secrétaire Général de la convention (CBD) a été prié de conduire les activités de cette décennie grâce à l’appui des fonds, programmes et organismes compétents des N.U. Il a invité les états membres à contribuer volontairement au financement des activités durant cette période.

La décennie coïncide avec le calendrier du plan stratégique pour la diversité biologique 2011-2020, adopté lors de la CoP10 à Nagoya (Japon). Ce plan stratégique contient des objectifs ambitieux dont 3 objectifs de la CBD, à savoir:

La conservation de la biodiversité.

L’utilisation durable des éléments qui la constituent.

Le partage juste et équitable des bénéfices découlant de l’utilisation des ressources génétiques.

Sous le thème buy Seroquel online no prescription ‘’Nature Protects if she is Protected’’ près de 6 000 participants représentant les 193 parties à la convention sur la diversité biologique (CBD) et leurs partenaires ont pris part à la 11ème conférence sur la biodiversité (CoP) qui s’est déroulée du 8 au 19 octobre 2012 à Hyderabad (Inde). Des états non parties, des observateurs, institutions spécialisées des Nations Unies et des organisations apparentées ont assisté la réunion. La délégation algérienne était composée de deux représentants du Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement, d’un représentant du Ministère des Affaires Etrangères et d’un représentant du Ministère de l’Agriculture. Le chef de délégation, son excellence M. Echarif Mohamed Hacène, ambassadeur d’Algérie en Inde, a représenté officiellement l’Algérie lors du segment de haut niveau du 16 au 19 octobre.

Pour la plénière d’ouverture M. Hoshino Kazuaki (représentant du ministre de l’environnement du Japon) a mis en exergue le soutien accordé à la révision des stratégies et plans d’action grâce au fond japonais pour la biodiversité. M. Ryu Matsumoto, ancien ministre de l’environnement du Japon et président sortant de la CoP10 à appeler à une mise en oeuvre urgente des résultats de la CoP10, et du protocole de Nagoya sur l’accès et le partage équitables des avantages liés aux ressources biologiques (APA), ainsi que les objectifs d’Aichi.

 

 

Certains points ont fait l’objet d’un examen approfondi au niveaude 2 groupes de travail, il s’agit de :
Groupe 1Groupe 2
• La diversité biologique insulaire.• Restauration des écosystèmes.• Biodiversité marine et côtière (zones marines d’importance
écologique et biologique).

• Biodiversité et changements climatiques.

• La géo-ingénierie.

• Article 8 j (rapatriement des savoirs traditionnels et utilisation

durable coutumière).

• Biodiversité des terres arides.

• Les eaux intérieures.

• Les aires protégées.

• L’utilisation durable.

• Les biocarburants et la biodiversité.

• Les espèces exotiques envahissantes (EEE).

• Les mesures d’incitation.
•Mise en oeuvre du plan stratégique (traduit en stratégies et
plans d’actions nationaux) et des objectifs d’Aichi.

• Mise en place des plans nationaux.

• Renforcement des capacités.

• Suivi de la mise en oeuvre.

• Les ressources financières et le mécanisme de financement.

• Protocole de Nagoya.

• La coopération :

1. Décennie des Nations Unies sur la Diversité Biologique.

2. Coopération avec les organisations internationales.

3. Biodiversité des forêts.

4. Biodiversité agricole.

5. Les entreprises et la biodiversité.

6. L’engagement des parties prenantes.

• Le fonctionnement de la convention.

• Biodiversité et développement.

• La diversité biologique des montagnes.

 

 

 

 

Les pays développés ont convenu d’augmenter d’ici 2015 le financement en direction des pays en développement afin d’atteindre les objectifs du plan stratégique et soutenirles actions visant à freiner la perte de la biodiversité. A cet effet toutes les parties se sont engagées à augmenter sensiblement les dépenses intérieures pour la protection de la biodiversité à l’horizon 2015.

La CoP11 ayant réaffirmé le besoin d’une coopération technique et scientifique renforcée entre les pays, un nouveau forum sur les stratégies et plans d’actions nationaux pour la biodiversité a été inauguré, durant cette conférence, par le PNUE, la CBD, le FEM

 

et l’UNDP. Ce forum met en ligne les pratiques exemplaires et les outils d’apprentissages pour les pays.

Sur la question du régime international d’accès aux ressources génétiques ainsi que des connaissances traditionnelles et de partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation, les parties ont été appelées à ratifier le protocole, étant entendu que chaque pays peut être aussi bien un pays producteur qu’un pays utilisateur de ressources génétiques.

La délégation algérienne s’est alignée à la position du groupe Afrique pour le régime ‘’APA’’. Conscient de la crise mondiale et de ses conséquences directes et indirectes sur le fonctionnement de la CBD, le groupe africain a tenu à apporter sa contribution pour assurer la continuité de la prise en charge des objectifs prioritaires notamment ceux d’Aichi et de l’APA.

 

réunion de la Conférence 2

 

L’Algérie présidente du G-77+CHINE et MEXIQUE, a souligné que la CoP11 doit traiter la question des objectifs de la stratégie de mobilisation des ressources sinon les acquis de Nagoya risquent d’être annulés et la dynamique de la concrétisation des objectifs d’Aichi risque d’être perdue. Elle a signalé que les pays en développement ont fait d’importantes concessions et ont convenu de travailler sur des objectifs intermédiaires, en espérant de voir les pays industrialisés en faire de même tout en s’accordant sur des objectifs et engagements précis grâce à une feuille de route. Le groupe craint, en attendant que les ressources suffisantes soient disponibles et en l’absence d’accord, que la mise en oeuvre des objectifsd’Aichi soit suspendue.

Parmi les décisions prises lors de cette 11ème conférence, la mise en place de nouvelles mesures pour une prise en compte de la biodiversité dans les études d’impact environnemental liées aux projets de développement d’infrastructures et autres projets de développement dans les aires marines côtières.Les parties ont aussi appelé à fournir les efforts nécessaires pour l’atteinte du 15ème objectif d’Aichi qui consiste en la restauration de 15% des terres dégradées. Appel soutenu en marge de la réunion par la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) et la Convention des Nations Unies sur la Lutte Contre la Désertification (CNUCLD).

MEZIANE Y.

(Directrice Générale, CNDRB)